le carnet du lait

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23 octobre 2009

Salade exotique

Publié par lutiner dans lait-che-babines

Pour bien réussir une salade, il faut se munir d’un saladier et d’ustensiles pour la fatiguer. Ça semble une lapalissade, mais vous verrez par la suite qu’il ne sert à rien de posséder les ingrédients nécessaires sur son comptoir de cuisine sans ces objets de base. Toute salade réussie qui chatouillera les papilles gustatives de vos hôtes et de vous-même ne peut s’en dispenser.

Ce principe acquis, nous pouvons passer à l’étape suivante intitulée :

Ingrédients

La quantité de chacun des ingrédients est une question de goût et de couleur. Privilégiez l’un ou l’autre ou équilibrez-les

-Pamplemousse

-Cœur de palmier

-Feta

-Avocats

 et pour la vinaigrette :

-Huile d’olive

-Vinaigre balsamique

-Moutarde de Dijon

-Lait

Au boulot !

Découper les tomates en dés assez grossiers (mais pas vulgaires, s’il vous plaît !) et jetez-les au fond du saladier, comme on jette des prisonniers au fond d’un cachot. Puis réglez le sort du pamplemousse en l’épluchant, le décortiquant. Écorchez-le, ôtez-lui son ultime peau (vous vous en mettrez un peu partout sur les mains, sans compter les morceaux de pulpe qui vous exploseront dans les yeux, mais je vous jure que le jeu en vaut la chandelle.) et découpez les quartiers mis à nu en trois. Jetez le tout sur les tomates

C’est maintenant aux avocats de subir les ultimes outrages (j’en sens qui salivent). Déshabillez-les ! Dénoyautez-les ! Et découpez-les en petits dés. Et au cachot, comme tout le monde !

 Ce n’est pas le lieu de régler la très grave controverse qui sépare les Québécois des RDMistes (habitants du Reste Du Monde) à propos du genre du mot Feta : « Le » sur le vieux continent, « La » ici. Quoi qu’il en soit, sachez que ce fromage grec est le meilleur dans les fruiteries indiennes, ou encore dans les épiceries iraniennes. Ne méprisons pas pour autant le feta régional, moins cher, et plus sec. Mais où que vous l’achetiez, découpez-le en morceaux que vous jetterez en pluie dans le saladier, sur les autres couches.

Arrivent enfin les cœurs de palmiers. À l’aide d’un ouvre-boîte…ouvrez la boîte. Extrayez-en les bâtonnets et découpez-les, puis jetez le tout dans le saladier.

Vinaigrette

Signe de ma mansuétude à votre égard, voilà la recette de ma vinaigrette :

Au fond d’un bol, déposez une cuiller à soupe de moutarde de Dijon forte. Douchez-la sous une bonne lampée d’huile d’olive additionnée d’une lampée et demie de vinaigre balsamique. Mélangez-le tout. Le mélange doit être très fort. Aussi, pour l’adoucir, ajoutez-y du lait jusqu’à ce que vous obteniez le goût  qui vous convient. En plus d’adoucir la vinaigrette, le lait la lie ( !).

Pressez deux gousses d’ail et incorporez-les en mélangeant bien le tout. Petit conseil d’ami : ajoutez-y un peu de pesto et vous m’en direz des nouvelles !

En cas de ratage de vinaigrette (tout peut arriver), posez-vous les questions suivantes avant de recommencer :

Quelle est la date de péremption de chaque ingrédient ?

Était-ce bien de la moutarde de Dijon ?

N’ai-je pas confondu l’huile d’olive avec une vulgaire huile de moteur Esso ?

Était-ce bien des aulx, ne les ai-je pas confondus avec des oignons ?

Si vous avez pu répondre à ces questions et que votre vinaigrette a une odeur de Bérésina, sortez de votre cuisine, car vous n’avez rien à y faire, alors que des chaussettes attendent depuis la fin de l’hiver d’être reprisées. Mettez-vous au travail !

N’oubliez pas, avant de servir, de verser la vinaigrette dans le saladier, et de touiller, de fatiguer jusqu’à ce que tous les ingrédients soient imbibés. C’est dans ces moments-là qu’on se rend compte de l’importance des ustensiles (voir plus haut). CQFD

23 octobre 2009

L’Adieu aux armes

Publié par lutiner dans lait-divers

Mon dernier week-en chez Renaud-Bray. Une parenthèse se referme enfin. Salut Jacques, Louis, André et les autres. Salut aux acheteurs compulsifs, aux écrivains « rentrés », à ceux qui viennent voir si leur livre se vend bien, à ceux qui n’ont pas encore compris qu’il n’y avait pas d’autre étage, aux râleurs qui prétendront toujours que c’était mieux AVANT, à ceux qui cherchent un livre mais ont oublié le nom de l’auteur et jusqu’au titre de l’ouvrage et qui essaient de t’expliquer la trame de manière décousue (!) avant même que j’aie pu leur faire comprendre que ma caisse n’est pas un ordinateur et que je puisse les renvoyer aux libraires compétents (ça va leur faire plaisir), à ceux qui cherchent un morceau de musique et qui fredonnent un air méconnaissable avec une voix de fausset et à qui je recommande d’aller chanter ailleurs chez les disquaires, à ceux qui tiennent mordicus que l’auteur qu’ils cherchent « est rempli de voyelles (sic) »ou « il y a un H dedans » ou « vous savez…elle est souvent chez Christiane Charrette » (comment leur dire que je ne suis pas capable de l’écouter celle-là tellement ses interrogations sont convenues et ses entrevues gachées par son esprit lisse, sans aspérités. Comme supplice je préfère encore lire Beigbeder, c’est plus raffiné). Bien le bonjour à tous ces visages familiers, souriants et qui me donnent des nouvelles de ce qu’ils ont lu ou écouté, du voyage qu’ils ont fait, de leur santé (vive le mercredi) vacillante. Salut aux Roumains qui en voyant mon nom sur mon badge me prennent pour un des leurs (pareil pour les Grecs, ce qui m’a permis de voyager pendant près de dix ans en Grèce sans parler un traître mot de grec – sinon le grec ancien!- et être considéré aux yeux de certains comme faisant partie de la famille. Au bout de quelques verres de Retsina, ce vin qui a un goût terreux, on se sent effectivement membre de la famille avec tout ce que cela implique). Salut aux Suisses, mes compatriotes, qui n’arrivent toujours pas à croire qu’un Valaisan leur serve à Montréal, qui trouvent que le monde est petit (Bonjour MacLuhan !) et qui me demandent si je suis de la famille des deux autres Constantin célèbres dans mes vertes montagnes où les vaches sont mauves. Salut les Belges, les Italiens, les Français…enfin vous là..les maudits Européens, comme dirait quelqu’un. Pas de regrets pour vous les « téléphoneux » qui ne daignez même pas débrancher devant moi et qui affrontez mon mépris en me jetant votre carte de crédit sur le comptoir (certains d’entre vous sont allés la ramasser dans les friandinutiles qui prennent d’assaut les comptoirs), à ceux qui ne vous regardent pas, ne vous disent jamais rien, qui vous prennent pour leur esclave et qui pensent encore que le client est roi sans savoir que je suis un régicide !
Pas une ligne de plus pour les « chialeux », les écornifleurs du rabais et … les lecteurs de Beigbeder (Quel acharnement !).

Salut à tous mes collègues qui ont supporté (ou pas) mon foutu caractère et mon vocabulaire suranné parfois. Je commençais à m’attacher à vous, il était donc temps que je m’en aille (ne vous inquiétez pas, le salaire y était pour quelque chose…aussi).

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