le carnet du lait

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5 janvier 2011

Gâteau à l’orange ou Comment gâter Vos invités À peu de frais ?

Publié par lutiner dans lait-che-babines

Vous vous arrachez le cuir chevelu, la veille du grand jour, en vous demandant comment vous pourrez apporter une touche finale, une sorte de feu d’artifices gustatif, au repas somptueux que vous aurez servi à vos hôtes, sans toutefois verser dans des dépenses somptuaires qui amputeraient votre compte en banque au-dessus du genou.
Voici une recette concoctée par un avare, probablement à la fin d’un mois difficile. Imaginez-le dans sa cuisine, armé d’un mixer, coiffé d’un saladier et se protégeant d’un moule à manqué en guise de bouclier. Sus à l’ennemi ! Dehors les huissiers ! Vous ne m’aurez jamais ! crie-t-il dans la cuisine vide. Son seul public est constitué :

- de 2 oranges
- du jus et du zeste d’un citron
- de 5 ou 6 morceaux de sucre blanc (La Perruche ou autre) écrasés grossièrement
- de 6 œufs
- de 250 grammes de sucre en poudre
- de 250 grammes de poudre d’amandes
- d’une cuiller à café d’eau de fleur d’oranger
- d’une cuiller à café de levure chimique.

Avouez qu’il n’y a pas de quoi faire tout un plat, quoique…car la provocation n’a qu’un temps. Vient ensuite le moment de se mettre au travail humblement. Vous ressembliez tout à l’heure à Don Quichotte, vous vous transformez maintenant en véritable Stakhanov.
N’hésitez pas ! Soyez ridicule une fois pour toutes, et revêtez ce tablier, si seyant malgré les traces de vos expériences précédentes et sentant le pot-pourri, au sens littéral du terme.

Avant même de vous mettre au travail, vous aurez pris la précaution de faire pocher deux oranges ou une orange et deux clémentines pendant deux heures. Durant ces deux heures je vous conseille une petit ouvrage de détente et de littérature ( vous n’aurez pas le temps de lire l’intégrale de « La Recherche » de Proust, ni les mémoires de Casanova pour les coquins et coquines) signé Georges Pérec : « Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ? », aux éditions Folio.).
Revenu(e) dans la cuisine, il ne vous faudra que 5 minutes pour réaliser ce gâteau léger et sans gluten ! Une pensée pour le calvaire des personnes qui sont atteintes de la maladie coeliaque. Merci pour eux.

CONFECTION DUDIT GÂTEAU :

Bourrez la meule…euh..non… Beurrez le moule ! Laisser refroidir les oranges pochées et jetez-les sans ménagement dans le mixeur. Réduisez en purée ces fruits blets. Laissez-les agoniser et prenez votre saladier dans lequel vous cassez les œufs à défaut de casser les pieds de votre entourage immédiat (mari, femme, enfant. biffez les mentions inutiles. Attention je dis bien biffez et non baffez. Ne soyez donc pas si violent avec …eux autres, ils pourraient encore servir). Remuez le tout avec une fourchette. (pas de fouet ! je vous le répète. Un peu de respect que diable !).

Le blanc et le jaune ne faisant plus qu’un au fond du saladier, romantiquement liés par votre admirable coup de fourchette, envoyez la purée…d’orange, ajoutez-y une grosse larme (voir plus haut) d’eau de fleur d’oranger, la levure, le sucre en poudre et la poudre d’amandes. Avec votre plus belle spatule, mélangez le tout avec vigueur (pas trop, quand même). Plongez-y un doigt préalablement lavé (on n’est pas des sauvages !) et sucez-le. La mixture devrait vous plaire, mais arrêtez-vous là, et verser-la dans le moule à manqué.

Vous aurez pris la précaution auparavant de préchauffer le four à 190 degrés Celsius.

Enfournez le futur gâteau et faites-le cuire pendant une heure. Occupez-vous comme vous voulez (lecture, mots croisés, contrebasse, batterie de cuisine, le Devoir du week-end que vous n’avez jamais le temps de lire, à part l’agenda culturel et télévisuel qui constitue la seule raison de gaspiller autant de papier, avouez-le !, football, bagatelle et galipettes).
Sortez le gâteau. N’oubliez pas les ga…Aïe ! trop tard !
Après les premiers soins, écrasez (avec la main qui vous reste) les morceaux de sucre avec le jus et le zeste du citron. Étalez le mélange sur le gâteau et laissez refroidir complètement. (ne pas le mettre au frigo pour accélérer le processus. Vous vous en mordriez les doigts de la main qui vous reste)
Le sirop de citron et de sucre laissera une délicieuse croûte sur le gâteau, ce que j’avais omis de faire lors de notre dernier souper où vous goûtâtes ce monument de la gastronomie.

À vos fourneaux!

Luc Constantin, maître queux

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